Exposition CDI 2015/2016

Exposition CDI 2015/2016

Exposition 2015/2016 sur le thème du souvenir

« Rien n’est plus vivant qu’un souvenir » Federico Garcia Lorca

La photographie, langue  universelle, peut avoir plus de force que les mots. Point de vue sur l’actualité, sensibilité autobiographique, reflet d’une vie, d’une époque, la photographie  raconte une histoire et si nous sommes tous capables de prendre des photos, le photographe lui, sait raconter le monde. L’artiste photographe  en général est là pour éveiller les interrogations sur ce qui fait la vie de chacun, la vie en général ; il donne à voir le monde. La photo est le souvenir qui perdure de génération en génération. Elle est le témoin de souvenirs qui s’estompent ou que l’on occulte volontairement.

Retrouver ce que l’on a oublié ; cela vaut sans doute pour quiconque se penche sur son passé, même récent, même banal. L’oubli, les caprices de la mémoire, les pièges du souvenir, voilà nos tyrans qu’il faut combattre à grand renfort d’œuvres, qu’il s’agisse de récits, films, peintures ou photographies.Nos souvenirs sont faux, c’est une réalité neurologique, paraît-il. Nous n’y pouvons rien. Ce dont nous nous souvenons, ce sont des bricoles, des fragments. La mémoire est une chambre noire : on y développe des clichés en les baignant dans le ressouvenir. La mémoire est une chimère : chaque partie qui la compose est vraie et pourtant….. Le souvenir n’existe que dans la représentation que nous nous en faisons, dans l’histoire que nous racontons.   Ainsi, le passé n’est jamais ni passif, ni figé, mais sans cesse remodelé par la mémoire qui effectue une reconstruction permanente et active du passé.

Il en ressort plusieurs types de souvenirs : les souvenirs personnels et les souvenirs communs, ce qui relève de l’intime et ce qui relève du collectif, de l’Histoire. Se souvenir est non seulement une  invitation à se souvenir du passé mais également une incitation à ne pas oublier, tant la mémoire et l’oubli sont deux mécanismes indissociables. Car,  si le passé personnel ou collectif fascine, l’oubli, autant que la mémoire, est une force vitale qui aide les individus comme les groupes, à vivre le présent pour mieux préparer l’avenir.

Qu’il s’agisse de souvenirs relevant de la  mémoire personnelle ou de la  mémoire collective,   la photographie est un support privilégié du souvenir car elle vaut en elle-même comme souvenir, comme preuve tangible de ce qui a été.

Les photographies présentées dans l’exposition sont classées dans 3 parties :

–        La photographie de presse devenue icône

–        L’autoportrait de l’artiste, témoin d’une œuvre

–        La  photographie artistique au service d’une époque

Regarder une photo, n’est-ce pas se remémorer un moment, un lieu, une date, un événement, une époque, n’est-ce pas se dire : « Je me souviens…. » ?

Exposition 2014/2015 sur le thème du Design

affiche expo Vous avez dit... design

Exposition CDI 2014/2015

Vous avez dit… design ?

Qu’on le veuille ou non, le design fait partie de notre vie et touche tous les domaines qui composent notre environnement quotidien. Les objets sont conçus, dessinés, fabriqués avec l’intention de nous séduire. Mais le consommateur du 21ème siècle, soumis à une offre pléthorique, oublie que cette esthétisation frénétique des objets de consommation résulte d’une longue histoire qui date de plus d’un siècle.  Siècle qui a vu l’évolution constante d’un objet indispensable au quotidien : la chaise (ou le siège en général), objet choisi pour cette exposition qui retrace toute l’histoire du design.

L’histoire du design est indissociable de celle de la révolution industrielle.. A la fin du 19ème siècle, la production industrielle investit tous les domaines de la vie quotidienne, du bâtiment aux objets courants. Le mouvement Arts and Crafts en Angleterre puis l’Art nouveau et l’Art déco en France estiment qu’il faut un cadre de vie qui correspond aux exigences de l’homme moderne du début du 20ème  siècle. En Allemagne, architectes et industriels créent le design global (conception des produits, de logotypes, d’affiches publicitaires, d’emballage).  Puis, dans les années 20, c’est le mouvement hollandais De Stijl, influencé par le cubisme et le futurisme, qui va marquer par son audace toute l’Europe. Le Bauhaus, courant artistique allemand consacré au design et à l’architecture, se tourne vers la production en série, les formes dépouillées et fonctionnelles. L’après-guerre et les années 50 donnent un élan considérable à l’innovation ; les designers s’autorisent une grande liberté de formes grâce à l’apparition de nouveaux matériaux (nylon, polystyrène, plexiglas, polyester, fibre de verre…) La France découvre l’esthétique industrielle : l’utile doit être beau.

La remise en question de la société de consommation des années 60 va faire émerger l’anticonformisme, notamment dans la recherche d’un nouveau confort, un nouvel art de vivre, avec des meubles bas qui deviennent une invitation à la détente, voire à la paresse.Avec les années 70, commence l’ère de la postmodernité. Sur fond d’énergies alternatives, la contestation dénonce le fonctionnalisme du design industriel : un alibi destiné avant tout à faire vendre le produit. Emergent alors des approches contestataires comme l’anti-design, le nouveau design, le re-design… Revirement dans les années 80 qui, contrairement au design « démocratique » des années 50 à 70, affichent une nette tendance au retour des séries limitées et des matériaux onéreux. Les années 90, très novatrices, voient naître un nouvel aérodynamisme relancé par la conquête spatiale et prônent le biodesign. Pièces uniques, séries limitées, commandes privées, révèlent une génération de designers qui créent sans entraves et sans a priori. Adieu le plastique et l’inox, vive le fer battu, la céramique, le bronze, le bois !

Enfin, si le design des années 2000 résume un siècle d’histoire, il en émerge toutefois deux grands styles : le minimalisme fonctionnaliste et le futurisme exubérant.  Cette exposition intitulée « Vous avez dit… design ? », en lien avec le thème de Culture Générale, a l’avantage de pouvoir être traitée de façon transversale. Elle a été préparée dans l’objectif de découvrir l’histoire du design dans différents pays, de comprendre l’évolution de la forme d’un objet, de rendre compte des liens entre marketing et design et, enfin et surtout, de s’ouvrir à une sphère artistique particulière qui dépend autant de l’inspiration d’un créateur que de la réalité industrielle, technologique, scientifique, sociologique et idéologique.

Exposition 2014 sur le thème du rêve

Exposition CDI 2014

Exposition CDI 2014    Chut… je rêve

 Chut… je rêve. Comment représenter l’invisible, comment peindre le rêve ?

Au cours des siècles, le rêve a souvent tenté l’imagination des peintres. Trois types de la représentation onirique existent : le tableau montre uniquement le rêveur, ou le rêveur et son rêve, ou enfin uniquement le rêve. Au Moyen Age, le peintre, le graveur ou l’enlumineur représentent toujours le rêveur en même temps que le rêve, qui comporte un message pour l’avenir. Bien interprété, le songe revêt une dimension prophétique et indique au peuple comment agir (représentations picturales et bibliques de l’échelle de Jacob, de Joseph interprétant le rêve du pharaon, des trois mages…). Il faut alors distinguer à cette époque le rêve ordinaire et le rêve prémonitoire.La Renaissance correspond à l’âge d’or de la représentation picturale du rêve. Fondée sur le fait que le sommeil et les songes nous mettent en relation avec les puissances de l’Au-delà, la peinture interroge : en rêvant, l’homme s’évade-t-il des contraintes de son propre corps pour entrer en contact avec le divin ? Les artistes de la Renaissance ne peignent pas leurs propres rêves. Ils peignent ceux des autres ou ceux qu’ils pourraient avoir, ils représentent tantôt des récits de rêve, tirés de la mythologie et de l’histoire sainte, tantôt des visions reconstruites qui se font parfois cauchemardesques. Mais tous se heurtent à la même difficulté : peindre le rêve malgré le fait qu’il soit insaisissable. Depuis la fin du 18ème siècle et surtout depuis le romantisme (Goya, Blake, Füssli, Redon), le rêve acquiert un autre statut dans la société. Il est issu d’une imagination individuelle débridée ayant chez les Romantiques allemands (Friedrich) par exemple une force métaphysique. Depuis le début du 20ème siècle, l’étude du rêve est indissociablement liée aux réflexions de Freud qui renvoient aux désirs et aux angoisses de l’individu. Malgré la fascination qu’exerça Freud sur les surréalistes, leur rapport avec Freud est plus controversé. La question essentielle se pose ainsi : comment exprimer par l’image, immobile, un rêve fuyant, quel moment du récit faut-il retenir ? Les surréalistes dont Dali, de Chirico et Ernst désirent vivre dans la surréalité, un état à mi-chemin entre la réalité et l’imagination. Le rêve n’est alors plus un état exceptionnel qui se présente pendant quelques instants de la nuit, mais un réservoir d’images extraordinaires, merveilleuses et angoissantes.L’art abstrait invite lui aussi à méditer, à rêver, à puiser dans l’esprit. Les formes géométriques (Mondrian), les espaces vides (de Chirico) et les toiles monochromes (Rothko) nous invitent à faire le rêve de l’invisible.

Ce projet artistique en lien avec le thème culturel « Cette part de rêve que chacun porte en soi » vous est proposé par le CDI. L’exposition que vous allez découvrir présente une quarantaine d’œuvres ainsi que des citations d’hommes de lettres, de cinéastes, de grands penseurs vous permettant de vous évader quelques instants comme dans un songe…

 

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